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Déodorant et antisudorifique

  • Terre sans déchet
  • 12 janv.
  • 5 min de lecture


On le glisse dans notre routine sans trop y penser, pourtant, le déodorant ou les antisudorifiques jouent un rôle clé dans notre confort au quotidien.


Entre chaleurs, stress et activité physique, ils contribuent à minimiser les odeurs corporelles, tout en procurant une sensation de propreté et de confiance. Mais tous les déodorants ou antisudorifiques ne se valent pas… Et si on prenait un moment pour réfléchir à ce qu’on applique chaque jour sur notre peau, à quelques centimètres de nos ganglions lymphatiques?




Au-delà de la peau : pourquoi la zone des aisselles est-elle si critique ?

On oublie souvent que la peau des aisselles est l’une des plus perméables du corps. Elle est fine, souvent fragilisée par le rasage ou l’épilation, et recouvre un réseau dense de capillaires sanguins et de ganglions lymphatiques. Ces derniers jouent un rôle central dans l’élimination des toxines et la défense immunitaire.


Lorsque l’on applique un produit sur cette zone, une partie des molécules peut traverser la barrière cutanée et entrer plus rapidement en circulation dans le corps. Ce phénomène, appelé absorption percutanée, est documenté par plusieurs études (Harvard Health Publishing, EWG). Les perturbateurs endocriniens, les solvants et certains conservateurs peuvent ainsi se retrouver dans notre organisme, s’accumuler au fil du temps, et participer à des déséquilibres hormonaux ou immunitaires.




Décryptage des ingrédients à éviter… et de leurs véritables enjeux

Si l'on n'est pas un expert en chimie, il n'est pas évident de comprendre ce qui se cache derrière les noms compliqués de notre déodorant ou antisudorifique. Nous analysons avec toi les ingrédients néfastes les plus courants.


  1. Le talc

    Habituellement associé à l’absorption de l’humidité, le talc est présent dans de nombreux déodorants. Pourtant, son innocuité est loin d’être unanime. Le talc contaminé par de l’amiante a été lié à des cancers du poumon et des ovaires, notamment chez les femmes ayant utilisé des poudres pour l’hygiène intime. Bien que le risque soit plus faible dans les déodorants, la prudence s’impose, d’autant que des alternatives naturelles existent.


  1. Le BHT (Butylhydroxytoluène)

    Ce conservateur, couramment utilisé pour stabiliser les formules et éviter l’oxydation, est reconnu comme perturbateur endocrinien par plusieurs agences sanitaires. Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui imitent ou contrarient nos hormones naturelles, pouvant provoquer des troubles du développement, de la fertilité ou du métabolisme, et augmenter le risque de cancers hormonodépendants. Appliquer du BHT quotidiennement, même à faible dose, n’est pas anodin pour l’organisme.


  2. Les parfums synthétiques

    La mention « parfum » ou « fragrance » regroupe une multitude de molécules, souvent issues de la pétrochimie, dont la composition reste un secret industriel. Ces parfums sont responsables d’une grande partie des allergies de contact, mais certains solvants utilisés pour les fixer sont également suspectés d’être neurotoxiques ou cancérigènes. Le manque de transparence sur leur composition empêche aussi les consommateurs de faire des choix éclairés.


  1. Le cyclopentasiloxane et le cyclométhicone

    Ces silicones sont appréciés pour leur texture soyeuse et leur facilité d’application. Toutefois, ils sont de plus en plus pointés du doigt pour leur potentiel de perturbation endocrinienne, leur bioaccumulation dans l’environnement et leur toxicité potentielle à long terme. L’application régulière de ces substances sur la peau, en particulier près des ganglions lymphatiques, n’est pas sans risque.


  1. L’aluminium

    L’un des ingrédients les plus discutés – et pourtant présents dans la majorité des antisudorifiques conventionnels – est l’aluminium, sous différentes formes (chlorhydrate d’aluminium, zirconium d’aluminium, etc.).



Pourquoi ajoute-t-on de l’aluminium dans les déodorants et antisudorifiques ?

Contrairement aux déodorants naturels, les antisudorifiques classiques ne se contentent pas de masquer les odeurs : ils cherchent à bloquer la transpiration elle-même. Les sels d’aluminium sont utilisés pour leur capacité à former temporairement des bouchons dans les canaux sudoripares (les pores de la peau responsables de l’excrétion de la sueur).


Résultat : la transpiration est fortement réduite, donnant l’impression d’une efficacité accrue et d’une sensation de « sécheresse » longue durée.



Voici pourquoi il faut éviter les sels d’aluminium dans les produits d’hygiène
  1. Perturbation d’un processus naturel

    La transpiration est un mécanisme essentiel : elle permet de réguler la température du corps et d’éliminer certaines toxines. Bloquer ce processus, même localement, va à l’encontre du fonctionnement naturel de l’organisme.


    À long terme, cela peut perturber l’équilibre de la peau et du système lymphatique.


  2. Risque pour la santé

    Les sels d’aluminium sont suspectés de traverser la barrière cutanée, surtout sur une peau rasée ou irritée, et de s’accumuler dans les tissus corporels. Plusieurs études scientifiques se sont penchées sur leur possible lien avec certains cancers (notamment le cancer du sein) et des maladies neurodégénératives comme Alzheimer. Si le lien de causalité n’est pas formellement établi à ce jour, de nombreux chercheurs et agences de santé recommandent le principe de précaution, surtout en cas d’utilisation prolongée.


  3. Réactions cutanées et sensibilisation

    L’aluminium peut provoquer des irritations, des démangeaisons, voire des réactions allergiques chez certaines personnes, surtout en cas de peau sensible ou après le rasage.


  4. Impact environnemental

    L’extraction et la transformation de l’aluminium sont particulièrement polluantes et énergivores, contribuant à la dégradation des écosystèmes.


Voici pourquoi il faut opter pour des déodorants sans aluminium.




Ce que les grandes marques ne vous disent pas…

Les grandes marques connaissent très bien l’importance que nous accordons à l’efficacité et au parfum de fraîcheur immédiate. Elles promettent des journées sans odeur et sans transpiration, mais rarement elles nous informent sur les conséquences réelles de l’application quotidienne de certains ingrédients chimiques, directement sur une zone aussi sensible que les aisselles, où la peau est fine, perméable, et en contact étroit avec notre système lymphatique. Il ne s’agit pas seulement d’irritations ou de réactions allergiques. Les enjeux vont bien au-delà.


Après avoir scruté la composition des marques de déodorants et d'antisudorifiques les plus courants, comme Dove, Right guard, Axe, Lady speed stick, Secret, Degree et Arm & Hammer, je constate la présence d'un ou plusieurs des ingrédients cités ci-haut.



Les enjeux invisibles des déodorants conventionnels

On pense souvent aux réactions immédiates : rougeurs, irritations, allergies. Mais les risques majeurs sont insidieux, à long terme :


  • Dérèglement hormonal : Les perturbateurs endocriniens (BHT, silicone) peuvent déséquilibrer notre système hormonal, avec à la clé troubles menstruels, baisse de fertilité, troubles thyroïdiens, et augmentation du risque de cancers hormonodépendants.


  • Risques pour la santé immunitaire : L’application répétée de substances chimiques sur les ganglions lymphatiques pourrait, à terme, affecter la capacité du corps à éliminer les toxines et à se défendre contre les infections.


  • Effet cumulé : Nous sommes quotidiennement exposés à de multiples sources de perturbateurs endocriniens (cosmétiques, alimentation, environnement). Même à faible dose, leur action combinée peut avoir des effets délétères sur la santé – un phénomène encore mal évalué, mais de plus en plus reconnu par les chercheurs.


  • Charge toxique corporelle : À force d’utilisation, notre organisme doit filtrer et éliminer ces substances. Or, certains composés s’accumulent dans les tissus adipeux ou dans les organes, augmentant le risque de maladies chroniques ou inflammatoires.




Les déodorants naturels : un choix conscient pour toi et pour la planète

Opter pour un déodorant naturel, c’est choisir des formules simples, transparentes, qui misent sur des ingrédients minéraux et végétaux connus, maîtrisés, et sûrs pour le corps.


C’est aussi faire le choix de produits souvent conditionnés dans des emballages écologiques, comme le verre, limitant ainsi la pollution plastique. C’est une révolution douce :

  • Pour ta santé, en évitant les perturbateurs endocriniens et les molécules problématiques.

  • Pour la planète, en réduisant l’accumulation de microplastiques et de silicones dans l’environnement.


Après tout ce que nous venons de décrypter ensemble, une évidence s’impose : ce que tu appliques chaque jour sur ta peau, surtout sous tes aisselles, mérite toute ton attention.



Alors, quel déodorant choisir?

Chez Terre sans déchet, nous avons fait le choix de te proposer les déodorants de Nelson Naturals, une marque qui partage nos valeurs d’authenticité, de transparence et de respect. Dans ce déodorant, il n'y a pas de sels d’aluminium, pas de talc controversé, pas de silicones, pas de parfums chimiques cachés. Seulement ce que la nature offre de meilleur, dans des pots en verre réutilisables et recyclables à l’infini.


Découvre nos déodorants naturels et fais le choix d’une routine plus saine, pour toi et pour la planète.


Ton corps te dira merci.

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